jeudi 16 septembre 2010

تونس: "شمس أف أم" على الموجات الهوائية قريب

تونس: "شمس أف أم" على الموجات الهوائية قريبا

 
 
ينتظر أن تعقد قريبا إدارة الراديو الجديد في تونس "شمس أف أم" ندوة صحفية لعرض برامجها وتوجهاتها أمام ممثلي وسائل الإعلام. وينتظر أن تشرع الإذاعة الخاصّة الجديدة في بث برامجها يوم 27 سبتمبر الحالي.

والإذاعة الجديدة تديرها شركة ""تونيزيا برودكاستينغ"، التي ترأس مجلس إدارتها سيرين مبروك بن علي.

وتحصلّت الإذاعة على ترخيص من قبل وزارة الاتصال، في 11 أوت/آب الماضي.

وتنشط في تونس ثلاث إذاعات خاصّة أخرى، هي "موزاييك أف أم"، التي تأسست عام 2003، وإذاعة "جوهرة أف أم"، التي تأسست عام 2005، وإذاعة "الزيتونة"، التي تأسست عام 2007.

مع الإشارة إلى أنّ هناك راديو جديد آخر بصدد انتظار الترخيص، وهو مملوك لصاحب موقعtustex.com  نوفل بن ريانة ومهدي قديش ابن الطبيب التونسي المعروف.


خ ب ب

"آخر ديسمبر".. فيلم تونسي جديد عن التحرر والمساواة بين الجنسين

مخرجه انتقد "الخطب التلفزية الموجهة" لتعميق التفرقة

"آخر ديسمبر".. فيلم تونسي جديد عن التحرر والمساواة بين الجنسين

بطلا الفيلم عائشة وآدم
بطلا الفيلم عائشة وآدم
 
تونس - أمال الهلالي
شكلت قضية تحرر المرأة التونسية ومساواتها مع الرجل، محور الشريط السينمائي الطويل "آخر ديسمبر"، للمخرج التونسي معز كمون والذي ينطلق عرضه الأربعاء، 15-9-2010، في قاعات السينما التونسية.

الشريط يضم كوكبة من نجوم الفن في تونس، مثل ظافر العابدين وجمال المداني وهند الفاهم ودليلة مفتاحي، بينما تدور الأحداث حول شخصية عائشة، وهي فتاة ريفية عاملة في مصنع خياطة وتطمح للتحرر من القيود الاجتماعية والأفكار "الرجعية" التي كرسها محيطها الريفي، بعد أن استسلمت لصديقها وحملت منه لتضطر بعدها لإسقاط جنينها قصد الزواج من شاب تونسي يعمل بالمهجر.

ويساعدها في ذلك آدم، وهو طبيب شاب قدم من المدينة بحثاً عن السكون وهروباً من ذكريات الماضي.
لكنها تصطدم بأفكار خطيبها التي وصفتها بـ"المتخلفة"، حين أعلن عن رفضه الارتباط بها.

ورغم إجماع أكثر الإعلاميين خلال العرض الأول للفيلم على سقوط المخرج والسيناريست معز كمون في فخ التكرار الذي طبع أغلب الأفلام التونسية، وانحصارها في قضايا الجنس والخيانة الزوجية والعذرية وجدلية الريف والمدينة، إلا أن المخرج أكد لـ"لعربية.نت" أن الفيلم لا ينحصر في قضية المرأة، بل يتعداها لعلاقتها مع الرجل من خلال شخصيتي عائشة وآدم.

ويضيف "أنا أؤمن بالمساواة بين المرأة والرجل ولا تفرقة بينهما في الحقوق".

مخرج الفيلم أعرب عن استيائه من بعض القنوات التلفزية العربية، والتي تهدف حسب قوله لبث "خطب موجهة" قصد التفرقة بين قضايا الرجل والمرأة في العالم العربي، فضلاً عن إقحام هذه الأخيرة في الحوارات "السياسية" و"الدينية" وتهميشها في قضايا أكثر عمقاً وأهمية.

الشريط تناول أيضاً فكرة الهجرة التي صارت تسيطر على عقول الإناث والذكور على حد سواء، باعتبارها حلاً للهروب من البطالة والفقر والبحث عن حياة الحرية و"الجنة المنشودة"، إضافة إلى تطرقه للظروف السيئة التي تحيط بعمل الطبيب في المناطق الريفية المعزولة.

ويُعد "آخر ديسمبر" ثاني شريط سينمائي طويل للمخرج التونسي معز كمون بعد شريطه المثير للجدل "كلمة رجال"، والذي أثار سابقاً قضية تعدد الزوجات في تونس.

وسيشارك الفيلم في مهرجان القاهرة السينمائي الدولي ومهرجان بيروت، وقد بلغت تكلفة إنجازه المليار.

FazaCulture.blogspot.com : Le film «Fin Décembre» en compétition au Liban


Le nouveau né du cinéma tunisien, «Fin Décembre», sera en compétition officielle au Festival International de Beyrouth du 6 au 13 octobre 2010. Réalisé par Moez Kamoun et produit par Sindbad Production, ce long-métrage de fiction est actuellement au programme de trois salles de cinéma tunisoises : CinémAfricArt, Amilcar et l’Alhambra.
Le film raconte l’histoire d’Adam (Dhafer L’Abidine), un jeune médecin fraichement permuté dans un village éloigné, Aïcha (Hend El Fahem), une malheureuse villageoise et Sofiene (Lotfi El Abdelli), un immigré de retour au village à la recherche d’une épouse. Ils sont tous les trois plongés dans une solitude amère. Leurs destins se croisent.

FazaCulture.blogspot.com : Impasse des Clichés


Le 7ème art tunisien est hanté par certains clichés rabâchés. Le réalisateur Moez Kamoun a implicitement manifesté son intention d’y échapper dans «Fin Décembre», son nouveau film actuellement à l’affiche des salles de cinéma de Tunis. A-t-il trouvé une issue de secours dans l’impasse des clichés?
«Fin décembre est né d’une réflexion sur la femme rurale et ses nouvelles préoccupations. Une femme active et qui essaye de s'en sortir malgré les entraves sociales et morales» souligne Moez Kamoun, réalisateur de «Fin Décembre». Ce long-métrage, d’une durée d’une heure et 44 minutes, est actuellement à l’affiche du CinémAfricArt au centre ville de Tunis, de la salle Amilcar à El Manar et de l’Alhambra du côté de la Marsa.
«A travers le personnage d’Aicha, une jeune fille frivole et naïve, j’ai voulu raconter l’histoire de ces villageois avec leurs amours, leurs déceptions et leurs espérances sans voyeurisme ni misérabilisme» poursuit le réalisateur dans sa note d’intention.
Moez Kamoun, réalisateur de «Fin Décembre», a implicitement effleuré la question des stéréotypes hantant la trame des films tunisiens, mais a réussi à éviter les clichés rabâchés par certaines de nos productions cinématographiques (si ce n’est la majorité). On regrettera cependant que son approche esthétisante n’a pas toujours échappé aux stéréotypes.
Aicha, le challenge remporté
Aicha (Hend El Fahem), l’un des personnages principaux du film, est une villageoise employée dans une usine de confection. Elle fume, sort avec un homme de son âge, met des jupes un peu courtes. Elle est à l’aise dans son corps, entretient une vie sexuelle et profite de son être comme elle peut. Le hic? La mentalité de la société dans laquelle elle vit l’empêche de croquer la vie à pleines dents.
Elle se retrouve enceinte après que son petit copain l’ait abandonnée. Et bonjour les problèmes. Aicha devrait avoir un mariage arrangé avec un jeune de son village résident en France (Lotfi El Abdelli). Mais il l’a boudée après qu’il ait découvert que les filles du bled ne sont pas aussi saines qu’il les imaginait. Re-bonjour les problèmes! Et voilà que son destin croise, entre-temps, celui d’Adam (Dhafer L’Abidine), jeune médecin mélancolique venu de la capitale pour travailler dans son village, échappant ainsi au lieu où il a vécu la déception de sa vie.
Tous souffrants, les personnages sont bien écrits et interprétés avec justesse. Moez Kamoun, réalisateur mais également auteur du scénario de «Fin Décembre» a réussi à «raconter l’histoire de ces villageois avec leurs amours, leurs déceptions et leurs espérances sans voyeurisme misérabiliste». Ainsi, sur ce plan-là, les clichés sont bannis. Mais c’est ailleurs qu’on trouve d’autres types de clichés.
Quand esthétique flirte avec cliché
«Fin décembre» a été tourné dans le village montagnard de «Takrouna» et d’autres bourgades situées dans ses alentours. Les lieux hôtes des scènes du film sont méticuleusement choisis. Mais il semble qu’un facteur dominant a été à l’origine de ce choix : l’esthétique. La trame du scénario s’est voulue minimaliste au niveau de la succession des événements. Résultats des courses? Le rythme est lent. Et ce, même si les plans d’une remarquable richesse esthétique sont variés, fruit d’un montage soigneusement mis en œuvre.
La lenteur du rythme a été comblée par de longues séquences louant la beauté du paysage. De quoi pimenter une sauce esthétique pas toujours au service du propos scénaristique. Et le cliché exotique est consolidé par une trame poétique frôlant l’overdose. Le jeune immigré est en pleurs suite à la rupture avec Aicha, femme à laquelle il n’a jamais été attaché. Et le médecin est également un musicien dont la virtuosité lui permet de jouer les compos musicales tout-de-même sophistiquées de Riadh Fehri, auteur de la bande originale du film. Et le poétisme exagéré atteint son apogée avec une chute tirée par les cheveux. Et c’est ainsi que «Fin décembre» est tombé dans le cliché poétique et esthétique.
L’exotisme, ingrédient nécessaire?
Pourquoi faut-il absolument avoir des images «exotiques» dont la fonction est juste d’ordre esthétique dans la quasi-totalité des films tunisiens? La médina avec ses ruelles et ses arcades, la campagne avec ses plaines et ses montagnes, les habits traditionnels et post-traditionnels, les corps métis dénudés et autres aspects «exotiques», sont-ils des ingrédients nécessaires aux yeux des cinéastes tunisiens?
S’agit-il de l’influence (un héritage quasi-colonial?) du cinéma français sur nos réalisateurs souvent formés dans l’Hexagone? Dans le dossier de presse de «Fin décembre», Moez Kamoun a été présenté comme réalisateur faisant partie de la «deuxième génération des cinéastes tunisiens». Visiblement, cette «deuxième génération» n’est pas parvenue à rompre avec les vieilles mauvaises habitudes d’une manière radicale. Vivement la nouvelle génération, et pourvu qu’elle soit la génération de la rupture!

source : Tekiano.